• Le Cingle plongeur (en affût) - Février 2013

     

     

     

    Cincle plongeur - Cinclus cinclus - White-throated Dipper


    Histoire de mon premier affût... 

     

    2 Février 2013, grande première pour moi, à savoir sortie en affût.


    Bon pour être tout à fait juste, ce n'était pas une vraie première puisque j'avais déjà pratiqué en compagnie d'une autre photographe
    sur les bords de l'Arriège en octobre 2011, mais je crois bien que j'en avais été dégoûtée...


    Cette fois, c'est véritablement de l'affût, de la manière dont je l'envisageais, et de plus avec un oiseau que je n'ai jamais rencontré.
    Donc deux événements en un.

    Je pars en compagnie de Dominique MIGLIANI qui a eu la gentillesse de bien vouloir m'embarquer avec lui à St Gervais sur Mare dans l'Hérault
    et de plus de me prêter 
    son objectif Canon 400mm (dont je suis tombée amoureuse), pour aller à la rencontre de ce superbe oiseau des rivières.

    Départ à 5h45 de Montpellier, et arrivée aux alentours de 7h30 sur les lieux. Malheureusement, le ciel est très 
    couvert et le vent souffle fort et froid ce matin, mais il en faut plus pour nous décourager. 

    Après un petit café/thé thermos et la préparation du matériel à débarquer, nous nous installons sur les 
    bords de la rivière vers 7h50 dès que nous commencons à voir ou poser les pieds. 

    Ma première installation est épique, mais heureusement Dominique est un habitué et peut pallier à mon inexpérience.
    Lors de notre installation, le couple de Cincles est sur le site et nous repère bien évidemment.

    Ils resteront donc à distance respectable, d'autant que je crains ne pas être de la plus grande discrétion.

    Dominique est bien mieux camouflé que je ne le suis et bien plus sage aussi je crois.

    A 8 heures nous voilà donc allongés sur nos tapis respectifs sur l'herbe et recouverts de nos filets Camo.


    Le premier Cincle revient à 8h05 et reste là sur sa roche quelques minutes (voici mes premières photos et il fait encore très sombre). 

    Par la suite le mâle et la femelle reviendront alternativement environ toutes les 15 à 20 minutes après une envolée sur 
    les bord de la rivière. Ils nous feront de jolies démonstrations de parades nuptiales.
    Nous sommes en affût près de leur nid ce qui nous garanti des retours assez fréquents.


    Dominique me fait travailler la priorité ouverture ce que je ne fais habituellement pas en animalier (mais en macro, paysages, portraits...).


    Je me sens un peu dévariée, mais connaissant ses photos, je lui fait toute confiance.


    Ces photos sont prises f/5.6 - 1/10 seconde - Iso 800

    Cela dit, en priorité vitesse et avec mes réglages "habituels" à cette heure et avec le peu de luminosité, 
    j'aurai obtenu de jolis rectangles bien... noirs 

    Cette fois, je ne suis pas à main levée, et heureusement à cette vitesse. 
    L'appareil est posé sur un coussin sur le sol se substituant au trepied.

    Nous resterons là pendant environ deux heures...

    Le Cincle plongeur

     

    Le Cincle plongeur

     

    Le Cincle plongeur

     

    Le Cincle plongeur

     

    Le Cincle plongeur

     

    Le Cincle plongeur

     

    Le Cincle plongeur

     

    Le Cincle plongeur

     

    Le Cincle plongeur

     

    Le Cincle plongeur

     

    Le Cincle plongeur

     

    Le Cincle plongeur

     

    Le Cincle plongeur

     

    Le Cincle plongeur

     

    Le Cincle plongeur

     

    Le Cincle plongeur

     

    Le Cincle plongeur

     

    Le Cincle plongeur

     

    Le Cincle plongeur

     

    Quand la pluie commence à tomber, petite balade
    dans la région du Haut-Languedoc, sublime au demeurant, et là, c'est la neige qui nous accompagnera sur le chemin.

     

    Ambiance climat...

    Le Cincle plongeur     Le Cincle plongeur     Le Cincle plongeur

     

    Le Cincle plongeur     Le Cincle plongeur     Le Cincle plongeur



     

    Pour conclure, superbes moments de partage, jolie rencontre, belle découverte de l'affût, et une énorme envie de continuer...

     

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    QUELQUES INFORMATIONS :

    Source ICI


    Le Cincle plongeur, l’oiseau qui vole sous l’eau !

     

    Il est difficile de croire les faits, mais le Cincle plongeur est capable de marcher et de voler sous l’eau.
    Cet oiseau fréquente les eaux rapides et peu profondes. Souvent vu perché sur un rocher au milieu d’une rivière ou d’un torrent, il peut disparaître brusquement.
    Où est-il ? Le Cincle plongeur est en train de chasser sous l’eau après un bref plongeon depuis son perchoir.

    Le Cincle plongeur (Cinclus cinclus) a un corps rondelet. Il mesure environ 18 à 20 cm de longueur pour un poids d’à peu près 65 grammes.

    Les parties supérieures contrastent fortement avec le blanc du menton, de la gorge et de la poitrine. Le dos gris ardoisé présente un effet écaillé.
    La tête et la nuque sont brunes. La poitrine blanche est bordée d’une bande châtain qui la sépare de l’abdomen brun-grisâtre foncé. Les ailes et la queue courtes sont plutôt sombres.

    Le bec droit est noir. Les yeux bruns, entourés d’une paupière claire, sont protégés de l’eau par une membrane nictitante blanche, visible quand l’oiseau cligne des yeux.
    Les pattes et les doigts non palmés sont brun foncé.

    Les deux sexes sont semblables.
    Le juvénile est plus gris sur le dessus et blanc tacheté de gris dessous.
    Le Cincle plongeur a un plumage doux et épais qui lui procure une bonne isolation dans l’eau.

    Le Cincle plongeur fréquente les fleuves, les rivières et les torrents au cours rapide et où se trouvent des rochers plus ou moins immergés.
    Il a besoin de façades rocheuses à proximité ou de ponts pour nidifier. Cette espèce s’adapte aux développements humains sur les rives quand l’eau traverse une ville.
    On le trouve parfois sur les bords des lacs, mais surtout dans des zones assez élevées.

    Les populations se déplacent vers les zones plus basses en hiver, et on peut même les voir le long des côtes.


    Le Cincle plongeur se nourrit principalement d’invertébrés aquatiques, larves d’insectes, petits poissons, œufs de saumon et têtards.
    Il pêche dans l’eau et souvent sous la surface. Le Cincle plongeur se pose fréquemment sur des rochers au milieu de la rivière pour chercher ses proies.
    Il lui arrive aussi de voler bas au-dessus de l’eau avec des battements rapides.


    Il utilise plusieurs techniques pour se nourrir. L’oiseau patauge dans l’eau peu profonde, plongeant parfois la tête sous la surface pour chercher ses proies.
    Quand l’eau est plus profonde, il nage vers le fond grâce à ses ailes puissantes.


    Ensuite, le Cincle Plongeur marche sur le fond en agrippant les pierres et les graviers. Il marche souvent à contre courant avec la tête baissée pour localiser une éventuelle
    proie, et la force du courant contre son dos courbé le maintient collé au lit de la rivière. Mais les ailes restent l’outil principal pour se mouvoir sous l’eau,
    et il marche souvent avec les ailes à demi ouvertes.

    On voit souvent le Cincle plongeur perché sur un rocher au milieu de l’eau, et regardant les flots. Il effectue de brèves courbettes mises en évidence par sa poitrine blanche.
    Une fois que la proie est détectée, il plonge la tête la première même si le courant est rapide et agité. Quand il est au fond, il retourne les pierres et les graviers afin de
    faire sortir les petits invertébrés qui s’y cachent.

    Après le plongeon, il lui arrive souvent de se laisser flotter dans le sens du courant sur une courte distance, avec les ailes partiellement ouvertes avant d’émerger.


    Au cours des parades nuptiales, des disputes territoriales ou quand il est excité, le Cincle plongeur bascule encore le corps de haut en bas, exposant ainsi la poitrine blanche.
    Une autre parade consiste à cligner des yeux rapidement, permettant alors de voir la paupière blanche s’ouvrir et se fermer de façon répétée, et aussi d’apercevoir
    la membrane nictitante blanchâtre. Si l’oiseau est dérangé ou en alerte, les clignements sont très rapides, de l’ordre d’un par seconde !


    Le Cincle plongeur vole vite au-dessus de l’eau avec un bruissement d’ailes. Son vol est direct et bas, en suivant le cours de la rivière ou du torrent.
    Les vols nuptiaux sont effectués en hauteur au-dessus du territoire.


    Tout en volant, le Cincle plongeur émet son chant mélodieux, un gazouillis très doux, long et fluide, chanté par les deux sexes. Les sons émis par la femelle sont moins
    mélodieux et plus rauques que ceux du mâle. Ce chant peut aussi être lancé depuis un perchoir, et parfois même la nuit.

    Le cri est sonore et pénétrant. C’est un « zink » ou « zitzit » métallique et râpeux souvent répété quand l’oiseau est posé ou en vol.


    Cette espèce est souvent solitaire ou vue en couples, mais pendant l’hiver, plusieurs oiseaux dorment ensemble dans un endroit abrité, souvent sous un pont.

    Le nid est une structure volumineuse située sous la voûte d’un pont, dans un arbre creux, sur une corniche derrière une cascade, dans un trou dans un mur ou une crevasse
    dans la roche sur les rives. Les deux adultes le construisent. C’est un dôme avec une large entrée latérale dirigée vers le bas. La partie extérieure du nid est faite de
    mousse (humidifiée par immersion dans l’eau du torrent), herbes, tiges et feuilles. La coupe est tapissée de fines radicelles, de feuilles et de poils. Le nid est souvent
    juste au-dessus de l’eau.


    La saison de reproduction a lieu au printemps, et la ponte en mars-avril. La femelle dépose 4 à 6 œufs blancs brillants. L’incubation dure environ deux semaines assurée
    par la femelle seule. Le mâle surveille le nid quand elle s’éloigne, mais il la nourrit régulièrement. Les poussins nidicoles sont nourris par les deux parents.
    Ils s’envolent environ 24-25 jours après la naissance.

    Le Cincle plongeur produit deux à trois couvées par saison en utilisant le même nid. Ils sont en général monogames.


    Le Cincle plongeur est largement sédentaire en Grande Bretagne et aussi probablement dans l’ouest de l’Europe et en Afrique du Nord, avec quelques dispersions des jeunes
    après la nidification et de légers mouvements altitudinaux. Mais les populations de Scandinavie sont migratrices, se déplaçant vers le sud-est dans la partie sud
    de la Finlande et les Républiques Baltes, et parfois aussi au Danemark.

    Les populations de l’Oural sont migratrices partielles, et celles du centre de l’Asie effectuent des mouvements altitudinaux.


    On trouve plusieurs sous-espèces qui diffèrent en couleur de plumage, surtout sur les parties inférieures.

    Toutes les espèces qui appartiennent à la Famille des Cinclidés, Ordre des Passériformes, ont les mêmes comportements.
    On trouve quatre autres espèces qui partagent avec le Cincle plongeur la vaste distribution mondiale : le Cincle de Pallas (Cinclus pallasii),
    le Cincle à tête blanche (Cinclus leucocephalus), le Cincle à gorge rousse (Cinclus schulzi) et le Cincle d’Amérique (Cinclus mexicanus).

    Les populations du Cincle plongeur sont assez stables, mais elles sont vulnérables à la mauvaise qualité des eaux dues à la proximité des mines dans certains pays,
    au dépôt de vase dus à la déforestation et à certaines pratiques agricoles, et à l’eutrophisation à cause des pesticides et des matières chimiques.
    Mais dans un habitat adapté, cette espèce peut être assez commune.

    Le Cincle plongeur est un oiseau étonnant, unique par son comportement. Entendre son chant mélodieux avec en fond sonore le doux bruit de la course du
    torrent est quelque chose de magnifique !


    Le Cincle est l’âme du torrent de montagne, exposant sa poitrine blanche de rocher en rocher et défiant la course folle du courant.

     

     

    La photo et moi

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